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Jacques Chirac renvoyé en correctionnelle pour détournement de fonds publics | 30 octobre 2009

L'avocat de Jacques Chirac a déclaré vendredi qu'il ne comptait pas sur un appel du parquet pour éviter la comparution de son client devant la justice. Le procureur de Paris a, pendant un délai de cinq jours, la possibilité de faire appel du renvoi en correctionnelle de M. Chirac et repasser ainsi l'examen de l'affaire à la chambre de l'instruction de Paris. Prié de dire, sur France 3, s'il espérait que le parquet fasse appel de la décision de la juge d'instruction, Me Jean Veil a répondu : "Non, pas du tout."

L'ancien président de la République Jacques Chirac a été renvoyé, vendredi 30 octobre, devant le tribunal correctionnel de Paris pour "détournements de fonds publics" et "abus de confiance" pour vingt et un emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris entre 1983 et 1988. Il bénéficie en revanche d'un non-lieu pour le chef d'accusation de "faux en écriture publique", selon l'entourage de l'ancien président.

La juge Xavière Simeoni a estimé que les charges étaient suffisantes pour un procès, le premier contre un ex-chef de l'Etat en France. La magistrate n'a pas souhaité suivre les réquisitions du parquet, qui avait requis un non-lieu. L'ordonnance contraint en principe Jacques Chirac à s'expliquer devant le tribunal de Paris pour ces emplois qui auraient profité à des militants ou élus de son parti, ou encore à des proches, mais le procureur a la possibilité de faire appel. Il renverrait ainsi l'examen de l'affaire à la chambre de l'instruction de Paris, dans un délai probable de six mois à un an. Jacques Chirac, âgé de 76 ans, a été maire de Paris de 1977 à 1995, puis chef de l'Etat de 1995 à 2007. Il encourt jusqu'à dix ans de prison, 150 000 euros d'amende et une inéligibilité automatique de dix ans.

CHIRAC, "UN JUSTICIABLE COMME LES AUTRES"

"Le président Chirac prend acte de cette décision en justiciable comme les autres", a fait savoir le bureau de l'ancien président vendredi. "Cette décision prononce un non-lieu pour le chef de faux en écriture publique", note l'entourage de M. Chirac. En revanche, contrairement aux réquisitions du parquet, elle renvoie devant le tribunal de grande instance de Paris le président Chirac ainsi que neuf autres personnes pour vingt et un supposés emplois fictifs sur les quatre cent quatre-vingt-un emplois examinés par la justice, ce qui exclut toute idée de système durant la période où il a été maire de Paris." M. Chirac s'est déclaré "serein et décidé à établir devant le tribunal qu'aucun" des vingt et un emplois pour lesquels il est convoqué devant la justice "ne constitue un emploi fictif".

Mis en examen en novembre 2007, après son départ de l'Elysée, où il a bénéficié d'une immunité pénale pendant douze ans, il a dit à la juge Simeoni pendant l'instruction qu'il assumait la responsabilité des embauches litigieuses à son cabinet de maire, tout en niant toute malversation.

NEUF AUTRES PERSONNES RENVOYÉES

L'instruction menée par la magistrate visait 35 emplois présumés fictifs sur une période courant de 1983 à 1998, soit du début du deuxième mandat de M. Chirac à la mairie aux trois premières années de son successeur Jean Tiberi. Parmi les bénéficiaires présumés de ces emplois figure un ancien préfet, soupçonné d'avoir bénéficié d'un chauffeur payé par le cabinet du maire de Paris. Il s'agit du seul contrat signé de la main de Jacques Chirac. Dans son réquisitoire de non-lieu général, le parquet a estimé que les faits antérieurs à 1992 étaient prescrits et que l'enquête n'a pas permis de caractériser l'infraction pour les faits postérieurs.

La juge a renvoyé neuf autres personnes devant le tribunal, outre l'ex-chef de l'Etat. Parmi eux figurent deux de ses anciens directeurs de cabinets, Michel Roussin pour complicité d'abus de confiance et Rémy Chardon pour complicité de détournement de fonds publics et d'abus de confiance. Les trois autres anciens directeurs de cabinet échappent à un procès : Robert Pandraud et Daniel Naftalski en raison de la prescription des faits et Bernard Bled qui bénéficie d'un non-lieu, selon une source judiciaire.

Sont également renvoyés devant le tribunal plusieurs "receleurs" soupçonnés d'avoir bénéficié de ces emplois de complaisance présumés. Ainsi l'ancien secrétaire général de Force ouvrière Marc Blondel est renvoyé pour avoir bénéficié d'un chauffeur rémunéré par la mairie de Paris. L'ancien député et petit-fils du fondateur de la Ve République, Jean de Gaulle, est également renvoyé pour avoir bénéficié de plusieurs collaborateurs payés par la mairie. L'épouse de l'ancien maire RPR de Dijon Robert Poujade, Marie-Thérèse Poujade, est aussi renvoyée devant le tribunal pour avoir été salariée de la mairie de Paris de 1981 à 1993 sans pouvoir justifier d'une réelle activité. François Debré, frère de l'un des proches de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, est également renvoyé en correctionnelle, soupçonné d'avoir lui-même bénéficié d'un emploi fictif à la mairie de Paris.

Publié par samf à 15:58:04 dans L'ACTU DU MOMENT!!!!!!!! | Commentaires (0) |

Une scène ahurissante méconnue : Mme Royal harponnant en 1988 le président Mitterrand ! | 30 octobre 2009

On a assisté à une séquence ahurissante parmi celles qui retraçaient la carrière de Mme Ségolène Royale, au cours de l’émission « Un jour / Un destin : Ségolène Royal, les secrets d’une ambition  », présentée sur France 2 par Laurent Delahousse, mardi 20 octobre 2009. En existe-t-il même une autre de comparable qui ait jamais été ainsi filmée sur le vif ? Elle est intéressante à plus d’un titre.

Une information extorquée en pleine mise en scène présidentielle
 
D’abord, elle illustre combien « la relation d’information » n’est pas toujours maîtrisée par ses acteurs. D’une mise en scène bien ordonnée du pouvoir, pour donner de lui-même l’image d’un Olympe d’arbitrage serein au-dessus de la mêlée des intérêts, peut surgir par effraction une information extorquée ouvrant sur ses arrière-cuisines et leur graillon : « De minimis non curat praetor » dit l’adage romain ? Quelle blague ! Le président veille au contraire aux plus petites choses, bien plus qu’on ne le pense ! Qu’on en juge !
 
 On est, le 21 mai 1988, au Palais de l’Élysée où M. François Mitterrand vient d’être intronisé président de la République pour un second mandat consécutif. Une caméra officielle le suit en train de passer lentement devant une haie d’invités dont il serre tour à tour les mains, quand il est soudain interpellé ? Non, harponné par une jeune femme : c’est Mme Royal qui le presse tout à trac de faire quelque chose pour qu’elle puisse se présenter dans une circonscription aux prochaines élections qui ont lieu dans 15 jours. Il s’ensuit un échange surréaliste. Le président, mécontent, l’envoie paître : « C’est trop tard ! Vous auriez pu y pensez avant ! - Je n’ai pas pu le faire plus tôt, répond du tac au tac la postulante. - Vous avez des idées qui vous viennent bien tard, » réplique en substance le président, outré d’être ainsi sollicité en un moment aussi solennel ; et il retourne vers elle un visage réprobateur, tout en poursuivant son chemin.
 
On est manifestement en présence d’un cas assez original d’une information extorquée, surprise à l’insu et contre le gré des intéressés par un caméraman pourtant accrédité chargé de livrer l’information donnée la plus édifiante que le président souhaite offrir au peuple de la cérémonie de son intronisation. Ce genre de tractation pour l’attribution d’une circonscription électorale ne se fait jamais en public, surtout pas en pareilles circonstances, mais secrètement dans des lieux retirés à portes capitonnées et sans témoin. Qu’on puisse au moins le nier, sans crainte de démenti ! La scène est si onirique qu’on pourrait croire à un montage. Non ! Mme Royal l’a authentifiée. Le président s’est même exécuté et lui a fait attribuer la circonscription quémandée ; le candidat déjà choisi dans le département des Deux Sèvres, avec ses affiches déjà imprimées, a été prié d’accepter de devenir son suppléant ; et, en quinze jours de campagne, Mme Royal a réussi à se faire élire de justesse dans un bastion de Droite.
 
La personnalité de Mme Royal
 
Cette information éclaire crûment, en second lieu, la personnalité de Mme Royal. Elle ne l’a pas caché, mardi soir. Elle a parlé par euphémisme d’une volonté profondément ancrée en elle pour avoir l’audace d’adresser une telle demande incongrue à un président nouvellement élu au moment même de son intronisation, à quinze jours des législatives. Elle a expliqué qu’elle n’entretenait avec lui que des relations professionnelles et qu’elle n’avait trouvé aucune autre façon de le saisir du problème que dans ce face-à-face impromptu et prémédité.
 
Même si on a beaucoup de respect, voire de la sympathie pour Mme Royal, on ne peut manquer d’être frappé par une conduite d’ambitieuse, d’arriviste, de Rastignac féminin. On fréquente les allées du pouvoir pour en retirer des avantages, voire des privilèges. Il y faut parfois, quand on n’est qu’une petite main dans l’équipe présidentielle, un culot à toute épreuve pour arracher le bout de gras, et si c’est nécessaire de la bouche d’un rival. Les adversaires de Mme Royal sont prévenus : à voir comment elle est entrée en force dans l’arène, elle n’est pas femme à lâcher le morceau.
 
Lui pardonnera-t-on parce qu’elle est une femme et que le milieu politique à l’époque était une chasse gardée essentiellement masculine, à part quelques figures emblématiques comme Mme Veil et quelques autres ? Elle a, en effet, compris qu’elle n’obtiendrait rien de son entourage politique qu’elle ne l’eût arraché avec les dents de gré ou de force. 
 
Un indicateur du modeste degré atteint par la Démocratie française
 
Cette scène est enfin révélatrice du modeste degré atteint par la Démocratie française, fort peu éloigné des usages monarchiques. Les charges, les bénéfices étaient alors dispensés par le roi. La scène entre Mme Royal et le président Mitterrand rappelle le protocole à la cour de Versailles : pour solliciter une faveur ou le respect d’un droit, il fallait pouvoir, à force d’introductions faire antichambre, puis, en jouant des coudes, se trouver sur le passage du monarque, capter son attention et formuler sa demande. Un personnage de sa suite pouvait alors être chargé de s’occuper du problème.
 
Qu’est-ce qui a changé en 130 ans de République ? La nature des fonctions, mais non leur attribution qui reste une prérogative présidentielle. Ce sont plusieurs milliers de postes de hauts fonctionnaires qu’un président de la République a le pouvoir de pourvoir. Cette scène ubuesque entre Mme Royal et le président Mitterrand montre qu’il a aussi la haute main sur les candidatures de son parti à la députation et que les militants locaux n’ont qu’un droit, celui de s’y soumettre.
 
Les conditions du clientélisme sont ainsi réunies. Tout dépositaire d’une fonction, qu’elle soit dans la haute fonction publique ou qu’elle soit élective, sait qui l’a fait roitelet. Le peuple joue un rôle subalterne. Quand un président reste en poste 7, ou 5 ans renouvelables, une carrière ne peut se permettre d’attendre un tour ni de s’interrompre si longtemps. Il faut donc plaire au prince. Les relations de vassal à suzerain grippent alors et parasitent obligatoirement le fonctionnement des institutions. Inutile de chercher dans le Parlement ou dans une haute institution un quelconque contre-pouvoir. L’arbitraire a le champ libre. Comme a dit M. Montebourg par une image burlesque, une chèvre peut même être élue avec l’adoubement du prince. C’est la loi du clientélisme oligarchique !
 
Ce n’est toutefois pas le cas de Mme Royal. Elle a conquis de haute lutte un bastion de la droite en 1988. Personne ne s’y attendait, bien que la vague légitimiste qui suit ordinairement une élection présidentielle, offre davantage de chance aux soutiens du président nouvellement élu. Elle a renouvelé son exploit, en 2004, en gagnant les élections régionales en Poitou-Charente, « fief » du Premier Ministre, M. Raffarin. On comprend mieux qu’elle ait pu s’imposer ensuite comme candidate à la présidence de la République au nez des caciques du Parti Socialiste qui, écoeurés de son audace, se sont vengés comme on sait, en le lui faisant payer cher pendant et après la campagne présidentielle. Sous la grâce apparemment fragile de cette femme se cache une volonté de fer : elle a tous les culots et a appris à jouer des usages de la faune politique où elle est entrée. Sans quoi celle-ci l’aurait depuis longtemps écrasée. Paul Villach

Publié par samf à 15:57:22 dans L'ACTU DU MOMENT!!!!!!!! | Commentaires (0) |

Obama rend hommage aux soldats morts en Afghanistan | 30 octobre 2009

Publié par samf à 15:55:53 dans L'ACTU DU MOMENT!!!!!!!! | Commentaires (0) |

Air France, première compagnie dans le ciel européen à posséder un Airbus A380 | 30 octobre 2009

C'est ce vendredi qu'Air France va officiellement prendre livraison de son premier Airbus A380, sur le site de l'avionneur à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, au cours d'une cérémonie qui réunira les dirigeants de la compagnie française et d'Airbus. Air France devient ainsi la première compagnie européenne à posséder le plus grand avion de ligne du monde, après Singapore Airlines, Emirates et l'australienne Qantas. La compagnie doit diffuser en direct l'événement sur son site Internet.

L'appareil s'envolera dans l'après-midi vers l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle. Le vol commercial inaugural se déroulera le 20 novembre et reliera Paris à New York, le temps pour les équipages de la compagnie de se familiariser avec l'appareil. La compagnie, qui a commandé un total de douze A380, les mettra d'abord en service vers New York et Johannesburg, avant probablement Tokyo.

15 MILLIONS D'EUROS D'ÉCONOMIES

Air France, qui a enregistré une lourde perte au premier trimestre, espère réaliser 15 millions d'euros d'économie par an avec chaque A380, qui peut remplacer deux long-courriers plus petits. Ainsi, "sur New York, on va enlever un Boeing 777-200 et un Airbus A340, et passer de cinq vols quotidiens à quatre", réalisant ainsi "20 % de coûts d'exploitation de moins", a expliqué le directeur général de la compagnie, Pierre-Henri Gourgeon.

L'A380 d'Air France accueillera 538 passagers en trois classes : 9 en première, 80 en classe affaires, 449 en économique. Mais "nous n'avons pas retenu – et la crise l'explique totalement – un dispositif dans lequel on met des suites extrêmement coûteuses", précise M. Gourgeon, qui promet aux passagers "plus de confort parce que l'avion est beaucoup moins bruyant et plus stable".

Reste pour Air France à remplir l'avion géant, à l'heure où le trafic international de passagers a chuté en raison de la crise mondiale. Il a baissé de 5,3 % sur les neuf premiers mois de l'année, avec une modeste progression de 0,3 % en septembre, selon l'Association internationale du transport aérien.

Publié par samf à 15:54:07 dans L'ACTU DU MOMENT!!!!!!!! | Commentaires (0) |

Ben Ali, haut la main… | 27 octobre 2009

Grands moments privilégiés hier en Tunisie. Encore une fois, la grande Histoire était au rendez-vous. Les élections présidentielle et législatives ont livré leur secret. Le peuple a fait son choix en toute souveraineté. Le Président Zine El Abidine Ben Ali a recueilli massivement les faveurs des électeurs (environ 90% des voix).

Les Tunisiens renouvellent ainsi le pacte avec leur leader pour de nouveaux défis sur la voie du progrès. De son côté, le RCD reste largement majoritaire avec un taux de près de 85% des voix. Du côté de l’opposition, le MDS et le PUP semblent les plus avantagés — relativement — avec des scores respectifs qui tournent autour de 5 à 6% des voix.

Publié par samf à 21:23:43 dans L'ACTU DU MOMENT!!!!!!!! | Commentaires (0) |

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